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Le musée Paul Gauguin

Musée en restauration
Anse Turin - 97221 Le Carbet
Tél: 05 96 78 22 66 - 05 96 72 52 49
Tous les jours de 9h à 17h30
Le Musée comporte cinq salles réparties de manière agréable dans quatre modules autour d'une fraîche cour intérieure pour tout découvrir du séjour martiniquais de Paul Gauguin.

Non loin de l’endroit où vécurent, pendant 5 mois en 1887, le célèbre peintre et son ami Charles LAVAL, le musée retrace une période essentielle de la vie de Paul Gaugin (1848-1903).

On y trouve des reproductions de plusieurs tableaux parmi lesquels “la cueillette des mangots”, “la vie à Saint-Pierre ”, “la plage des raisiniers”.
Très intéressants, à voir, les souvenirs de l’étape de ces deux routards, détermimante selon certains critiques pour l’épanouissement futur du Maître dans le Pacifique.
Par ailleurs sa correspondance laisse transparaître les soucis du peintre.

2003, Année Paul Gauguin
Il y a cent ans, Paul Gauguin décédait aux îles Marquises.
Auparavant, il avait bourlingué en Bretagne, à Panama et en Martinique, « terres des libertés primitives » , pour atteindre sa « poésie des tons ».

Séjour au Carbet
Embourbé à Panama, où il est arrivé en avril 1887 avec son ami Charles Laval, Gauguin gagne la Martinique en juin, s’installe à l’Anse Turin, au Carbet jusqu’ en novembre.
Ses conditions de vie en Martinique sont précaires même s’il est transporté par l’environnement : « Actuellement, écrit-il dans une lettre adressée le 20 juin à sa femme, nous sommes installés dans une case à nègres et c’est un paradis à côté de l’isthme. Au-dessous de nous la mer bordée de cocotiers, au-dessus des arbres fruitiers de toutes espèces, à 25 minutes de la ville. Des nègres et négresses circulent toute la journée avec leurs chansons créoles et un bavardage éternel. Ne crois pas que c’est un monotone, au contraire, c’est très varié. Je ne pourrai te dire mon enthousiasme de la vie dans les colonies françaises (...) La nature la plus riche, le climat le plus chaud mais avec intermittence de fraîcheur (...) ».

De ce séjour martiniquais, naîtront une dizaine de tableaux.
De retour en France, sans le sou, il se replie sur Pont-Avent (création de l’école), parce que toujours à la recherche d’êtres pas encore « gâtés par le progrès » et transpirant donc une « eligiosité archaïque ».
Pont-Aven puis Arles ne seront que des étapes, des parenthèses, car en définitive c’est en Polynésie (Tahiti, îles Marquises) qu’il trouvera cette quiétude et donnera le meilleur de sa peinture.